Avec des travaux qui devraient débuter prochainement, le parc met en avant une approche axée sur la protection et l'éducation des animaux.
Les préparatifs pour l'accueil de dauphins au ZooParc de Beauval sont en bonne voie, avec le début des travaux prévu pour cet été.
Le parc, qui abrite déjà 35 000 animaux de 800 espèces sur une superficie de 45 hectares, a élaboré un projet qui inclut trois lagons naturels et sept bassins, s'étendant sur une superficie totale de 10 000 m² et un volume d'eau salée de 31 000 m³. Ce nouvel espace sera dédié à une vingtaine de dauphins, jusqu'alors élevés pour le divertissement dans des installations comme Marineland d'Antibes.
Un investissement significatif pour le bien-être animal
Le directeur du ZooParc, Rodolphe Delord, a annoncé que ce projet de « centre d'études et de sauvegarde pour dauphins » représente un investissement de 40 millions d'euros, entièrement financé par le parc lui-même.
Cette initiative a été validée par un arrêté préfectoral, et Delord souligne l'importance de cette démarche :
« Ce projet a été conçu afin d'offrir une réponse de responsabilité. Nous serons en mesure d'accueillir les dauphins courant 2027 et le public pourra les observer en 2028. Si reproduction il y a, elle sera naturelle et aucun transfert motivé par des raisons commerciales ne sera effectué. »
Ce projet s'inscrit dans le cadre de la loi du 30 novembre 2021, qui interdit la détention de dauphins à des fins de spectacles ou de reproduction. Suite à cette législation, Marineland et Planète Sauvage ont dû fermer leurs portes.
Un accueil temporaire en Espagne et des réactions contrastées
En attendant leur arrivée à Beauval, les dauphins de Marineland seront temporairement logés au delphinarium de Malaga, en Espagne, les installations d'Antibes étant jugées vétustes.
L'Italie et la Grèce ont refusé d'accueillir ces animaux pour une prise en charge temporaire. Cette situation suscite des réactions variées.
Muriel Arnal, de l'association One Voice, a exprimé son inquiétude quant au déplacement des dauphins, le qualifiant de traumatisant et dénonçant une forme de « captivité maquillée ». D'un autre côté, Éric Demay, cétologue, défend l'initiative en affirmant que pour ces dauphins, Beauval représente la meilleure option, étant donné leur incapacité à retourner dans leur habitat naturel après une vie en captivité.
Le ZooParc de Beauval se prépare ainsi à jouer un rôle crucial dans la préservation et l'étude de ces animaux, tout en suscitant un débat sur la gestion de la captivité animale.




