ASix bélugas de Marineland ont quitté le parc de Niagara Falls, en Ontario, lundi 20 juillet 2026, pour rejoindre par avion des aquariums aux États-Unis. Hissés dans des élingues, transportés en camion jusqu'à l'aéroport, ces animaux forment le premier lot d'une opération inédite qui doit sortir 30 bélugas et 4 dauphins du parc canadien fermé depuis 2024.

Où partent les six premiers bélugas

Où partent les six premiers bélugas

Quatre d'entre eux, Sierra, Acadia, Osiris et Lillooet, rejoignent le Shedd Aquarium de Chicago. Les deux autres, Bertie Botts et Frankie, sont attendus au SeaWorld de San Antonio, au Texas.

L'avocat de Marineland décrit une opération plus fluide que prévu : aucun incident lors de la sortie des bassins, ni pendant le convoi de deux heures vers l'aéroport. Les animaux ont été soulevés à la grue dans des élingues percées au niveau des nageoires, puis déposés dans de grands conteneurs bleus posés sur des remorques à plateau.

Un transfert de grande ampleur validé par Ottawa

Ce premier vol n'est qu'un début. Marineland doit encore déplacer 24 bélugas et 4 dauphins. Le gouvernement fédéral a approuvé leur répartition entre cinq parcs : le Shedd Aquarium de Chicago, le Georgia Aquarium d'Atlanta, les SeaWorld de San Antonio et de San Diego, et l'Oceanogràfic de Valence, en Espagne.

Chaque déplacement passe par des autorisations spéciales de la CITES, l'accord international qui encadre le commerce des espèces protégées. Un contrôle de santé est réalisé sur chaque animal avant son départ.

Une précédente tentative d'envoi vers la Chine avait été bloquée l'an dernier par les autorités canadiennes.

Pourquoi ces animaux devaient partir

Où partent les six premiers bélugas

Les cétacés vivent une situation précaire depuis la fermeture du parc en 2024, après le décès de son dernier propriétaire. Marineland n'avait plus les moyens d'entretenir ses animaux marins. Le parc était même allé jusqu'à menacer d'euthanasier les baleines si le gouvernement ne débloquait pas une aide d'urgence.

Ottawa aurait depuis prévu plusieurs millions de dollars pour gérer la crise, sans que le détail exact ait été rendu public.

Une solution imparfaite

Le groupe de défense animale Animal Justice qualifie ce transfert de « moins mauvaise des options ». L'organisation regrette toutefois qu'un sanctuaire marin n'ait jamais été sérieusement envisagé, une alternative où les animaux auraient vécu dans un espace côtier clôturé plutôt que dans de nouveaux bassins.